Où placer son épargne de précaution ?

La situation économique actuelle incite nos compatriotes à prendre le plus grand soin de ce qu’on appelle « l’épargne de précaution » : il s’agit d’argent, disponible à tout moment, très rapidement, prévue pour faire face à un besoin soudain et imprévisible (perte de son emploi, véhicule familial inutilisable, grosse réparation imprévue dans la résidence principale, ennui de santé …).

Où placer son épargne de précaution ?

La première démarche, lorsqu’on organise sa vie financière, seul, ou en se faisant aider par un professionnel, consiste à chiffrer le montant nécessaire :

  • La somme ne doit pas être trop importante : on ne va pas y toucher, et elle sera placée sur des formules liquides, sans risque aucun sur le capital, donc très peu rémunérée.
  • Elle ne doit pas être trop faible : le premier travail consiste à déterminer la somme minimale indispensable.

Une fois cette étape cruciale franchie, il faut choisir la ou les formules de placement adéquates.

Tout d’abord, on va se tourner vers les livrets et formules réglementés et les formules sans impôts qui offrent bien, à la fois, la liquidité et la sécurité sur le capital :

 

Plafond

Rémunération

Fiscalité

Montant minimum à l’ouverture

Montant minimum de versements

Multi détention

Livret A

22 950 €

0,75 %

Sans

10 €

10 €

non

Livret de Développement Durable (LDD)

12 000 €

0,75 %

Sans

10 €

10 €

non

LEP

7 700 €

1,25 %

Sans

30 €

10 €

non

Compte épargne logement (CEL)

15 300 €

0.50 %

PS

 

 

 

Livret B

Sans

selon la Banque

IR + PS*

10 €

10 €

oui

*IR : Impôt sur les revenus
PS : Prélèvements Sociaux (15,5%)

 

Auquel il convient d’ajouter les formules dont le capital est garanti, mais la liquidité pénalisante :

Le Plan d’épargne logement (PEL) :

  • Le versement initial est de 225 € minimum
  • Le plafond est de 61 200 € (hors intérêts capitalisés
  • La durée minimale est de 4 ans
  • La durée maximale est de 10 ans.
    Passé 10 ans, vous ne pouvez plus effectuer de versements, mais votre PEL continue de produire des intérêts pendant 5 ans. À la 15ème année, votre PEL est automatiquement transformé en un livret d'épargne classique, avec un taux de rémunération fixé par la banque.
    Les PEL ouverts à partir de mars 2016 et d'une durée de moins de 10 ans sont prolongés automatiquement tous les ans, sauf décision contraire de votre part. L'établissement bancaire vous en informe chaque année, un mois avant la date anniversaire du plan. Cette disposition s'applique à partir de juillet 2016 pour les PEL ouverts avant mars 2016.
  • La rémunération est fixée à l’ouverture du PEL. Depuis le 1° février 2016, elle est de 1.5 %. Les intérêts sont exonérés d'impôt sur le revenu jusqu'à la veille du 12e anniversaire du PEL. Ils sont soumis chaque année aux prélèvements sociaux.
  • Tout retrait avant 4 ans entraîne la clôture du PEL.
    Pendant la phase d'épargne, vous pouvez demander à tout moment la clôture de votre PEL.
    Toutefois, si vous fermez votre PEL avant 4 ans, vous avez des pénalités :
    - Avant 2 ans, les intérêts sont recalculés au taux du CEL en vigueur à la date de clôture. Vous perdez les droits à prêts et à prime.
    - Entre 2 et 3 ans, vous gardez le bénéfice du taux de rémunération du PEL, mais vous perdez vos droits à prêts et à prime.
    - Entre 3 et 4 ans, vous gardez le bénéfice du taux de rémunération du PEL, mais vos droits à prêts et à prime sont diminués.

Livrets A, LDD, LEP, CEL : les taux d'intérêt ne changent pas au 1er février 2016

L'arrêté qui fixe les taux d'intérêt des produits d'épargne réglementée entre le 1er février et le 31 juillet 2016 est paru au Journal officiel du 28 janvier 2016.

Pendant les 6 mois à venir, les taux d'intérêt des dispositifs d'épargne suivants sont maintenus à :

  • 0,75 % pour les livrets A et les livrets de développement durable (LDD) ;
  • 1,25 % pour les livrets d'épargne populaire (LEP) ;
  • 0,50 % pour les comptes d'épargne logement (CEL).

L’assurance Vie :

Placement préféré des français, associant pendant des années la sécurité du capital et une rentabilité exceptionnelle, l’assurance vie souffre à présent de la baisse sensible de la rentabilité des fonds en euros. Si la solution réside dans la mise à disposition par les compagnie de supports financier peu voire très peu dangereux pour l’argent placé, cette relative sécurité n’existe que si l’on est pas obligé de retirer son argent de manière imprévue et prématurée.

Il n’en reste pas moins que le rendement actuel des fonds euros reste satisfaisant (au-dessus de 2 % en 2015 mais il va continuer à baisser).

Pour l’épargne de précaution, choisir un bon contrat d’assurance vie en euros peut être une bonne solution :

  • Montant minimum à l’ouverture peu élevé
  • Versements libres
  • Sortie libre
  • Fiscalité allégée.

Il faudra néanmoins veiller, outre à la qualité du contrat et du fonds en euros, au montant des frais d’entrée et de gestion :

  • des frais d’entrée un peu importants, s’ils s’amortissent sur 15 ou 20 ans, dans un contrat de bonne qualité, ont un impact mineur sur le rendement du contrat,
  • Il en va tout autrement si l’argent ne reste qu’un an sur ledit contrat

Enfin, lors d’un retrait avant 8 ans sur un contrat d’assurance vie, la fiscalité est nulle sur les 9 200 premiers euros, puis elle est alourdie.
Mais elle ne porte que sur la partie du retrait qui constitue sa rémunération.

Ainsi un contrat sur lequel a été versé 1000 euros nets de frais au début de l’année 1

  • dont le fonds en euros sert une rémunération de 2%.
  • est racheté entièrement au début de l’année 2.

Sur les 1020 € racheté, seuls 20 € subiront un impôt au taux de 35 % (taux de prélèvement libératoire années 1 à 4)
Si le rachat se fait les années 5 à 8, ledit taux est de 15%, ensuite de 7.5 %
Auxquels il faudra rajouter les prélèvements sociaux.

 

En conclusion :
S’il est nécessaire à tout foyer d’évaluer avec précision le montant de l’épargne de précaution dont la famille doit pouvoir disposer, les outils ne manquent pas (et la liste présentée ci-dessus n’est pas exhaustive) pour placer les sommes nécessaires.

N’hésitez pas à vous faire aider par le Conseiller en Gestion de Patrimoine Fiducial de votre région qui saura vous conseiller dans ces calculs comme pour vos placements.

 

 

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