Une meilleure santé financière

Il faut remonter dix ans en arrière pour retrouver un indice de situation financière* à un tel niveau, pourtant encore négatif à -3. Il demeure toutefois un peu plus tendu dans le commerce et surtout dans l’hôtellerie-restauration.

Ce redressement (10 points en un trimestre) se traduit aussi par une amélioration de la trésorerie des entreprises dont le solde était antérieurement à l’équilibre. En revanche, elles sont toujours aussi nombreuses dans le rouge (19 %). Quant aux prévisions de ventes à trois mois au regard des carnets de commande et des intentions d’achats des clients, elles se contractent légèrement. Les dirigeants d’entreprises de plus de 6 salariés et ceux du secteur des services aux entreprises sont néanmoins plus optimistes.

16 % des TPE ont réalisé un ou plusieurs investissements d’un montant supérieur à 5 000 euros au cours du deuxième trimestre 2017. C’est 5 points de mieux qu’au premier trimestre.

En revanche, l’investissement moyen s’établit à 45 600 euros, contre 64 900 euros trois mois plus tôt. Ils ont été financés principalement par emprunt bancaire et par autofinancement.

Les autres sources de financement (crédit-bail ou location financière, apport personnel ou prêt d’un proche) sont en recul.

Un bon niveau d’embauche

14 % des entreprises ont embauché en moyenne 1,8 personne. De l’histoire du Baromètre des TPE, un tel niveau au cours d’un deuxième trimestre n’avait été atteint qu’une seule fois, en 2006. Mais contrairement à cette année-là, les entreprises ont créé en 2017 moins de postes (-1) et supprimé plus de postes (+1). Dès lors, bien que le niveau des embauches soit particulièrement élevé, la création d’emplois (nette de remplacements et de suppressions de postes) n’atteint que + 1.

La rupture conventionnelle négociée à l’amiable entre l’employeur et son salarié rencontre un vif succès, puisqu’elle représente presque un cas de rupture de CDI sur deux. En un an, son poids a progressé de 11 points, une évolution qui confirme les statistiques publiées récemment par la DARES (organisme de statistiques rattaché au ministère du travail). Toutes tailles d’entreprises confondues, la rupture conventionnelle a progressé de 7,5 % en un an.

 

*indice de situation financière : pourcentage d’entreprises ayant enregistré une amélioration de leur situation financière comparé au pourcentage de celles en ayant constaté une dégradation.

Les principales caractéristiques des TPE françaises (0 à 19 salariés)

Poids économique : 27 % de la richesse produite par toutes les entreprises françaises
Nombre : 2 500 000 (hors agriculteurs et hors auto-entrepreneurs) - 62 % sans effectif salarié,

  • 20 % de 1 à 2 salariés,
  • 15 % de 3 à 9 salariés

Emplois : 6 800 000 (dont 4 400 000 salariés), soit 38 % des emplois du secteur concurrentiel

Méthodologie de l'étude

Échantillon de 1 003 dirigeants de TPE de 0 à 19 salariés (hors auto-entrepreneurs), interrogé par téléphone du 3 au 19 juillet 2017.
L’échantillon est raisonné sur les critères suivants :

  • le secteur d’activité de l’entreprise,
  • la taille de l’entreprise,
  • la région d’implantation de l’entreprise.

 Des résultats nationaux représentatifs : redressement selon les données INSEE pour la meilleure représentativité de cette composante du tissu économique français.