La consultation infirmière se définit comme un temps d'échange, d'évaluation clinique et d'accompagnement mené par une infirmière ou un infirmier. Contrairement à un acte ponctuel (comme la réalisation d'un pansement), cette démarche s'inscrit dans une approche globale du patient. Elle permet de déterminer ses besoins, d'analyser son état de santé, et de mettre en place des actions ciblées de prévention.
Au sein du parcours de soins, cette entrevue joue un rôle fondamental. L'infirmier ou l’infirmière y réalise une évaluation clinique approfondie afin d'anticiper les risques liés à la santé du patient. L'objectif principal est de favoriser la prévention et de garantir une meilleure observance des traitements prescrits.
Ce temps d'écoute privilégié permet de déceler des symptômes parfois invisibles lors de soins techniques rapides. Il garantit une bonne coordination avec les autres professionnels de santé, assurant ainsi un relais efficace avec le médecin traitant et l'équipe pluridisciplinaire.
Pour les infirmiers libéraux (IDEL), cette pratique est l'essence même de leur métier. Forts d'une relation de proximité unique, ils assurent un suivi régulier, le plus souvent directement au domicile des patients.
Ce type de consultation est indispensable pour l'accompagnement des patients atteints de pathologies chroniques (diabète, BPCO, insuffisance cardiaque). Dans ce contexte précis, l'infirmier libéral devient le garant du maintien à domicile, aidant le patient à conserver son autonomie.
Loin de se limiter à une simple discussion, la consultation infirmière réalisée au cours des tournées intègre des interventions et des analyses très concrètes :
Encadrée par le Code de la santé publique, la profession infirmière est en pleine transformation pour répondre aux enjeux de la démographie médicale, avec la volonté des pouvoirs publics de mieux valoriser les compétences des infirmiers. C’est ainsi que la loi du 27 juin 2025 reconnaît officiellement la « consultation infirmière »[1]. En lien avec le développement des protocoles de coopération et des infirmiers en pratique avancée (IPA), elle renforce le suivi ambulatoire et modernise notre système de santé.
Oui, depuis l’avenant 11 de la convention nationale (signé le 31 mars 2026). L'acte de « consultation infirmière » a été officiellement créé dans la nomenclature (NGAP), avec une cotation spécifique fixée à 20 €[2]. On peut citer aussi le bilan de soins infirmiers (BSI).
Si tout IDEL réalise des évaluations cliniques dans son rôle propre, une infirmière en pratique avancée (IPA) dispose de compétences élargies. Depuis le décret n° 2025-55 du 20 janvier 2025[3], une IPA bénéficie de l'accès direct et de droits de prescription étendus, lui permettant non seulement d'adapter des traitements, mais aussi de prescrire certains médicaments à prescription médicale obligatoire (PMO).
[1] https://www.ordre-infirmiers.fr/la-loi-du-27-juin-2025-une-reconnaissance-legislative-majeure-pour-la-profession-infirmiere
[2] https://www.assurance-maladie.ameli.fr/presse/2026-03-31-cp-avenant-11-idel
[3] https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051013550
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