Prévoyance, êtes-vous certain d'être bien assuré ?

 Prévoyance, êtes-vous certain d'être bien assuré ?

Vous avez souscrit un contrat de prévoyance individuelle il y a longtemps ?Vous n’êtes pas un cas isolé ! 

75% des professionnels qui possèdent un contrat de prévoyance individuelle l’ont souscrit il y a plus de 10 ans ! Depuis, ils n'ont pas ou peu revu l'adéquation du contrat à leurs besoins et ne profitent pas des innovations de garanties que certains assureurs proposent aujourd'hui.
Pour se faire rapidement une idée sur votre situation, Patrick Rérolle a rencontré Directeur du développement et des partenariats  chez AVIVA.

Quels sont les éléments sur lesquels je dois porter mon attention en matière de prévoyance en tant que professionnel ? 

C’est assez simple, trois premiers points de vigilance doivent tout d’abord attirer votre attention sur la qualité de votre contrat :

  • L'invalidité est-elle évaluée selon la seule incapacité professionnelle ?
  • L'invalidité est-elle évaluée uniquement par voie d'expertise ?
  • Le taux d'invalidité est-il calculé avec le rapport T/100 ou T/66 ?

 

Pourriez-vous préciser ce que  signifie T/100 et T/66 ?

Tout à fait, avec un taux d'invalidité retenu de 50%, le calcul T/100 apporterait une indemnisation de 50% de la rente assurée, alors qu'avec un calcul à T/66, vous auriez 76% de ce même montant, soit une différence de 26% à multiplier par le nombre d’années restantes jusqu’à votre retraite. CH : Il convient ensuite de se poser les 4 questions suivantes :

  • Y-a-t-il un taux d'invalidité en-deçà duquel aucune indemnité ne vous sera versée ?
  • L'incapacité partielle est-elle prise en compte ?
  • Le tarif est-il segmenté par profession ?
  • Le contrat comporte-t-il uniquement des garanties « Madelin » ?

Sur ce dernier point, pouvez-vous m’expliquer l’intérêt des garanties « Madelin » ?
En fait, certaines garanties peuvent être placées ou non dans le cadre fiscal de déductibilité de la Loi Madelin.

Quelle en est la conséquence ?
Si vous déduisez la cotisation, la prestation éventuelle sera alors imposée. Inversement, si vous ne déduisez pas la cotisation, vous n’aurez pas à déclarer les prestations en cas de versement.
Ainsi, il peut être avantageux de déduire les cotisations relatives aux indemnités journalières.

Pourquoi ?
La cotisation est conséquente et amènera une réduction d’impôt non négligeable, alors que vous ne prenez le risque d’une imposition que sur des montants limités dans le temps, au maximum trois ans.
Et quelles garanties ne déduiriez-vous pas ?
Inversement la garantie invalidité ne coûte pas très cher, elle n’entraînera donc pas une réduction d’impôt très intéressante, mais vous prenez le risque d’être imposé sur la rente d’invalidité jusqu’à votre retraite…

Si vous ne pouvez répondre avec certitude à ces 7 questions, il est préférable de contacter votre conseiller en gestion patrimoniale pour obtenir un audit de votre prévoyance professionnelle.