Baromètre des TPE n° 67 - vague 1

Paris, le 21 août 2017 – Selon le Baromètre Fiducial des TPE pour Sud Radio, l’enquête de conjoncture trimestrielle réalisée par l’IFOP auprès des Très Petites Entreprises, une majorité de patrons de TPE accorde sa confiance au Président Macron et au gouvernement Philippe, une situation que n’avaient jamais connue le Président Hollande et ses différents gouvernements.

La confiance et l'optimisme sont de retour
Focus : la réforme du travail

Un vent d’optimisme guidé par une confiance aveugle souffle sur le nouvel exécutif
 

L’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République satisfait 62 % des patrons de TPE. Il en est de même pour son action et celle de son gouvernement (59 %) depuis le début de leur mandat. En résulte un redressement spectaculaire de la courbe de confiance dans l’action du gouvernement (+39 points) pour s’établir à 54 % sans toutefois atteindre le score enregistré par Nicolas Sarkozy après son élection en 2007 (65 %). Plus précisément, 66 % des patrons font confiance au Président pour améliorer la situation de la France et 61 % pour favoriser le développement des petites et moyennes entreprises.

Le niveau de confiance est encore plus élevé pour la gestion de la politique européenne (76 %), la politique de défense (70 %) et la lutte contre le terrorisme (69 %). La réduction des dépenses publiques (60 %) et l’emploi (57 %) ferment la marche.

Dans ce contexte, pour la première fois depuis 10 ans, les patrons sont une majorité (53 %) à être optimistes au sujet de la situation économique de la France. 

Mais la vigilance s’impose pour la suite. La confiance accordée pour l’heure est presque aveugle, car 22 % seulement des patrons (1 % très bien, 21 % assez bien) connaissent le programme du gouvernement pour les TPE. 

Jean-Marc Jaumouillé, Directeur des techniques professionnelles de Fiducial, d’avertir sur cette euphorie :« Le Baromètre des TPE a interrogé les chefs d’entreprise sur leur confiance dans le climat économique français pour la première fois en juillet 2002, au lendemain de la réélection de Jacques Chirac à la présidence de la République. La même question a été posée depuis, tous les trimestres sans discontinuité. L’historique des réponses révèle trois constats. Premièrement, à l’instar des Français, les patrons de TPE sont en majorité pessimistes à l’évocation de l’économie nationale. Deuxièmement, à chaque élection présidentielle, à l’exception de celle de 2012, l’optimisme l’emporte sur le pessimisme. Troisièmement, et on peut le regretter, cette embellie ne dure au mieux qu’un trimestre. Alors qu’en sera-t-il dans trois mois ? ».

Un nouveau paysage politique qui a la faveur des chefs d’entreprise

La présence de ministres et députés issus de la société civile, notamment ceux venant du monde de l’entreprise est plébiscitée par les patrons de TPE. Ces derniers estiment à 96 % que c’est une bonne chose pour des mesures en faveur du développement des entreprises, ainsi que pour la croissance et l’emploi, à 95% pour l’efficacité des mesures proposées et enfin 91 % pour l’évolution du modèle social français. Ils sont même 82 % à positiver l’absence d’expérience en politique des députés issus de la société civile ; les cafouillages à l’Assemblée Nationale lors de l’examen de la loi sur la moralisation politique viendront peut-être atténuer ce jugement.

La composition du gouvernement est jugée à 71 % bien équilibrée entre la droite et la gauche contre 12 % trop orientée à gauche et 14 % trop à droite.

Les patrons sont également satisfaits :

  • à 91 % de l’augmentation du nombre de femmes députées ;
  • à 75 % de la pertinence du choix des ministres à l’issue des élections législatives ;
  • à 72 % de l’obtention d’une majorité de députés LREM à l’Assemblée Nationale, même si 50 % indiquent que le taux d’abstention élevé lors des législatives peut affaiblir la portée des lois votées par la nouvelle assemblée.

Les ministres de Bercy inconnus au bataillon

Les ministres de la sphère économique ont plutôt une bonne cote (de 69 à 58 %)… dès lors qu’ils sont connus. C’est d’ailleurs bien leur problème. Ils sont en effet nombreux à ne pas les identifier : 39% des interviewés déclarent ainsi ne pas connaître suffisamment Bruno Le Maire pour exprimer une opinion à son égard, cette proportion atteignant 72% pour Muriel Pénicaud, 78% pour Gérald Darmanin et 86% pour Benjamin Griveaux.

Concernant l’absence de ministre ou de secrétaire d’Etat spécifiquement dédié aux TPE, PME et artisans, seuls 24 % des dirigeants en tiennent rigueur à Emmanuel Macron en anticipant une moindre place accordée aux entrepreneurs, 58 % déclarant que cela ne va rien changer. 

Une réforme du travail qui bénéficie pour l’heure de la bienveillance des patrons

Alors qu’uniquement 24 % des patrons se sentent bien informés sur la nouvelle réforme du travail prévue par le gouvernement, 64 % estiment qu’elle va dans le bons sens, 47 % qu’elle va favoriser l’emploi dans les TPE et 38 % qu’elle aura un impact positif sur leur entreprise.

Parmi les mesures envisagées par cette réforme, c’est l’extension du CDI de projet (équivalent du CDI de chantier dans le bâtiment dont la durée est liée à celle du chantier) qui est la plus plébiscitée car jugée efficace par 67 % des chefs d’entreprise devant la priorisation des accords d’entreprises sur les accords de branches (65 %) et l’organisation de référendums auprès des salariés en cas de désaccord entre les syndicats et la direction (65 %). La mise en place d’une « barémisation » des indemnités octroyées par les conseils des prud’hommes est perçue comme un peu moins efficace (59 %) pour relancer l’emploi.

Une très large majorité des chefs d’entreprise (72 %) est favorable à l’extension de l’assurance chômage à l’ensemble des actifs, moyennant le versement de cotisations chômage pour les travailleurs non salariés.

Jean-Marc Jaumouillé, Directeur des techniques professionnelles de Fiducial : « Espérons que la réforme Macron ne connaisse pas le sort des dernières lois relatives au travail à l’instar des lois de sécurisation de l’emploi de 2014, Rebsamen de 2015 et d’El Khomri de 2016 dont l’impact a été jugé négatif par 64 % des patrons pour l’économie française. De toute manière, pour la plupart des chefs d’entreprise, les réformes actuelles comme celle du code du travail ou à venir accoucheront dans la douleur. Ils sont 66 % à craindre la survenance d’ici la fin de l’année 2017 de forts mouvements sociaux et 81 % anticipent de grandes grèves ». 

 

Communiqué de presse

 

 Lire également : le baromètre des TPE n° 67 - vague 2

Méthodologie de l’Etude

Échantillon de 1 003 dirigeants de TPE de 0 à 19 salariés (hors auto-entrepreneurs), raisonné sur les critères secteur d’activité de l’entreprise, taille de l’entreprise, région d’implantation de l’entreprise et interrogé par téléphone du 3 au 19 juillet 2017. Des résultats nationaux représentatifs : redressement selon les données INSEE pour la meilleure représentativité de cette composante du tissu économique français.

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